La maison présente une décoration picturale très riche et raffinée avec des références littéraires éclairées.
Elle doit son nom aux décors en stuc d’une pièce qui s’ouvre sur l’atrium, probablement un petit sacellum (sanctuaire) domestique, avec des scènes de la guerre de Troie. Le choix de ce thème, qui se rattache aussi à certaines fresques de la Maison du cryptoportique, suggère la volonté probable du propriétaire de la maison d’exalter les origines de sa famille, en les reliant aussi à l’histoire de Rome.
Une des pièces donnant sur le jardin était décoré par une grande fresque avec deux énormes éléphants dirigés par des amours qui utilisent en guise de rênes des branches de myrte, la plante consacrée à Vénus. La scène doit probablement être interprétée comme une célébration de la puissance de la déesse.
Dans cette maison, on y trouve également un lararium richement décoré: une pièce utilisée pour le culte des Lari, les dieux protecteurs de la maison.
En face du lararium, quatre pièces (deux à l’étage et deux au rez-de-chaussée) cachaient encore divers meubles dont on a pu faire des moulages, ainsi que des objets de la vie quotidienne. Tout cela permet d’imaginer les derniers moments de la vie des Pompéiens, photographiés dans le mobilier brisé par l’éruption de 79 après J.-C.. Vaisselle, vases, amphores, objets en verre et en terre cuite laissés dans des coffres et des armoires, abandonnés à la hâte pendant la catastrophe et retrouvés aujourd’hui grâce aux outils de fouille stratigraphique. Mais aussi des objets moins bien documentés comme un précieux brûle-parfum décoré et un groupe unique de sept tablettes cirées réunies par une ficelle.
La Maison du Laraire d’Achille – Visiter Pompéi se trouve dans la regio I, la ville commerciale.