Maison du cryptoportique

Parmi les maisons les plus singulières de Pompéi, la Maison du Cryptoportique offre un voyage fascinant dans l’univers domestique romain. Située dans la Regio I, le long de la Via dell’Abbondanza et à deux pas du Vicolo del Menandro, cette demeure témoigne d’une riche stratification historique et architecturale, fruit d’agrandissements successifs. Elle doit son nom à un cryptoportique semi-enterré décoré de fresques exceptionnelles inspirées de l’Iliade, témoignage rare de la culture visuelle pompéienne.

Intégrée à un ensemble plus vaste comprenant également la maison du Sacellum d’Hercule, elle se distingue par ses aménagements raffinés : un oecus somptueusement décoré utilisé pour les banquets, un petit complexe thermal, des cours intérieures et un cryptoportique conçu autant pour la promenade que pour l’apparat. Les fresques qui ornent ses murs, alternant scènes mythologiques et décorations élégantes, illustrent l’esthétique du Deuxième Style pompéien.

La Maison du Cryptoportique, bien que partiellement détruite par l’éruption de 79 apr. J.-C., a livré lors des fouilles un grand nombre d’objets précieux, de la vaisselle aux bijoux, mais aussi des amphores provenant de tout le pourtour méditerranéen, témoignant du réseau commercial étendu de la ville. L’ensemble offre une plongée vivante dans le quotidien, les goûts artistiques et les ambitions sociales de ses occupants.

La maison

La Maison du Cryptoportique était initialement une résidence indépendante, mais au fil du temps, elle a été intégrée à une propriété plus vaste qui comprenait également la voisine maison du Sacello Lliaco. Cette intégration a entraîné des modifications importantes, notamment la création d’un cryptoportique, d’un complexe thermal et d’une salle de banquet (oecus). Cependant, la maison a été gravement endommagée lors de l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C.

L’architecture de la maison est sur deux niveaux, avec le cryptoportique en bas. L’oecus, utilisé comme salle de banquet, est décoré de manière somptueuse avec un sol en mosaïque et des fresques représentant des scènes dionysiaques. Le cryptoportique lui-même était orné de fresques inspirées de l’Iliade, avec des thèmes épiques grecs et troyens, créant une expérience visuelle fascinante pour les visiteurs.

Le cryptoportique

Le cryptoportique de la Maison était un espace rafraîchissant, utilisé pour la déambulation et le divertissement des propriétaires. Il comportait des fresques qui représentaient des éléments mythologiques. Les murs étaient ornés de statues et de frises. La disposition des statues et des fresques créait un rythme visuel dynamique dans l’espace.

La partie supérieure du cryptoportique présentait une frise qui racontait des épisodes de l’Iliade et de l’Éthiopie, des histoires liées à la guerre de Troie. Les fresques étaient organisées de manière circulaire, permettant aux visiteurs de suivre le récit tout en se promenant dans le cryptoportique. Les fresques du cryptoportique sont considérés comme des exemples remarquables de la peinture pompéienne du Deuxième Style.

Les fresques

Les fresques de la Maison du Cryptoportique illustrent la diversité des thèmes et des sujets abordés dans la peinture romaine. Les fresques étaient choisies en fonction de l’identité de chaque espace. Dans le cryptoportique, les fresques célébraient les héros de l’Iliade et d’autres récits épiques grecs.

L’oecus, utilisé comme salle de banquet, présentait des fresques représentant des scènes plus intimes et des natures mortes. Les fresques étaient conçues pour stimuler des conversations entre les invités et refléter les valeurs culturelles de l’époque.

Les objets

Lors des fouilles de la Maison du Cryptoportique, de nombreux objets ont été découverts, offrant un aperçu de la vie quotidienne à Pompéi à l’époque de l’éruption du Vésuve. Ces objets comprenaient de la vaisselle, de la verrerie, des pièces de monnaie, des bijoux et même des clés. Certains objets ont été retrouvés près des victimes de l’éruption, donnant un aperçu poignant de leurs possessions personnelles.

Les fouilles ont également mis au jour des amphores, qui ont fourni des informations sur les échanges commerciaux de l’époque et les aliments stockés dans la maison. Ces amphores provenaient de différentes régions, notamment de la Libye, de la Tunisie, de la Grèce et de la Turquie, montrant l’étendue des échanges à Pompéi.

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